Circuit rando de 6 jours à Madère avec une marche par jour : traversée Arieiro-Ruivo, Caldeirão Verde, 25 Fontes, São Lourenço, plus logistique et conseils météo.
Ceci est un voyage de marche, pas un voyage touristique qui inclut des marches. Chacune des six journées a un sentier classé à son centre, choisi de sorte que la semaine commence doucement, monte vers la randonnée grand public la plus difficile de l’île, puis redescend en intensité. Les villes, points de vue et restaurants ne sont là qu’en préambule et en conclusion des sentiers.
Le plan garde une seule base à Funchal ou à proximité. Madère est assez petite pour que chaque départ de sentier soit à moins d’une heure trente de route, donc changer d’hôtel coûterait plus que ce que cela ferait gagner. Une voiture de location est indispensable : les départs de sentiers sont dispersés et les transports publics ne desservent la plupart d’entre eux sur aucun horaire utile. La plus grande variable est la météo, qui à Madère diffère fortement entre la côte sud, la côte nord et le haut massif. Lisez la note sur les plans de secours météo avant de fixer l’ordre.
Le plan en un paragraphe
Jour 1 : une marche d’échauffement facile, la levada des Balcões à Ribeiro Frio, niveau facile. Jour 2 : la levada des 25 Fontes dans les hauts plateaux de l’ouest, niveau facile à moyen. Jour 3 : la levada Caldeirão Verde au nord, niveau moyen. Jour 4 : la presqu’île de Ponta de São Lourenço à l’est, niveau moyen. Jour 5 : la grande, la traversée Pico do Arieiro–Pico Ruivo, niveau difficile. Jour 6 : une marche de récupération, la Vereda dos Balcões ou une courte levada près de Funchal, niveau facile. Base à Funchal ou à proximité pour les six nuits.
Comment fonctionnent les niveaux
Les niveaux ici sont relatifs à un marcheur en forme, régulier. Facile signifie plat, bien aménagé et moins de trois heures. Moyen signifie plus long, avec montée ou descente soutenue, rebords étroits ou tunnels non éclairés. Difficile signifie la traversée Arieiro : exposition sérieuse, nombreuses marches, vraie altitude, et un véritable point de non-retour par mauvais temps. Aucune de ces marches ne requiert de compétence technique, mais les jours moyens et difficiles récompensent de vraies chaussures de marche, une lampe frontale et une veste coupe-vent.
Jour 1 : levada des Balcões, Ribeiro Frio, facile
Commencez en douceur pour laisser vos jambes trouver le rythme. Montez 35 minutes en voiture jusqu’à Ribeiro Frio et suivez la levada de niveau jusqu’au point de vue des Balcões, environ 1,5 km dans chaque sens à travers la laurisilva, l’ancienne forêt de lauriers. C’est plat, ombragé et court. Déjeuner au restaurant de truites dans le village, puis un après-midi tranquille de retour à Funchal. Profitez du temps libre pour acheter ou vérifier votre équipement : lampe, imperméable, chaussures à bonne adhérence.
Jour 2 : levada des 25 Fontes, Rabaçal, facile à moyen
Une marche de niveau plus longue avec un départ plus raide. Une heure de route dans les hauts plateaux de l’ouest jusqu’à Rabaçal. Le parking est petit et se remplit tôt ; en haute saison une navette couvre le dernier tronçon de route, et une marche guidée aux 25 Fontes supprime complètement le problème de stationnement. Depuis le parking, le chemin descend jusqu’à la levada, puis longe la forêt jusqu’à un amphithéâtre rocheux de sources et une piscine verte. Trois à quatre heures aller-retour. Le chemin de liaison qui remonte au parking est la seule vraie montée.
Jour 3 : levada Caldeirão Verde, nord, moyen
La marche classique en pleine laurisilva. Environ 75 minutes de route jusqu’au départ du sentier de levada près de Santana, côté nord, et suivez la levada Caldeirão Verde jusqu’à une haute cascade tombant dans une piscine vert sombre. Environ 13 km aller-retour, quatre à cinq heures, plat le long du canal d’eau mais avec plusieurs rebords étroits et quatre courts tunnels sans éclairage. Une lampe frontale n’est pas optionnelle ici. Les sections exposées ont des garde-corps mais ne conviennent pas à ceux qui craignent le vide.
Jour 4 : Ponta de São Lourenço, est, moyen
Un changement complet de décor : pas de forêt, pas de levada, juste de la roche ocre et rouge nue sur une presqu’île qui pointe dans le vent atlantique. 45 minutes de route vers l’est jusqu’au départ du sentier Ponta de São Lourenço à Baía de Abra. Le chemin fait environ 8 km aller-retour, deux heures et demie à trois heures, avec plusieurs courtes montées et descentes et zéro ombre. Partez tôt, emportez de l’eau, et sautez-le carrément par jour très venteux ; la crête exposée est vraiment désagréable en pleine tempête. Déjeuner à Machico au retour.
Jour 5 : traversée Pico do Arieiro–Pico Ruivo, centre, difficile
La marche la plus difficile de la semaine et, pour la plupart, la meilleure. La traversée PR1 traverse le haut massif du Pico do Arieiro à 1 818 m jusqu’au Pico Ruivo à 1 862 m, le plus haut point de l’île. Environ 7 km aller simple, cinq à six heures, avec marches de pierre taillée, tunnels non éclairés et longues sections d’exposition sérieuse.
Le hic, c’est la logistique des transferts. La ligne la plus nette va d’Arieiro au parking d’Achada do Teixeira, qui n’est pas là où vous avez commencé. Vos options : deux voitures, l’une laissée à Achada do Teixeira la veille ; un taxi réservé à l’avance pour vous récupérer à Achada do Teixeira ; ou un circuit guidé avec un véhicule aux deux bouts. L’aller-retour depuis Arieiro seul est également valable et supprime le transfert, au prix d’un retour plus long et plus raide. Partez à l’aube pour l’air frais et une crête dégagée.
Jour 6 : marche de récupération près de Funchal, facile
Après la traversée, vos jambes méritent une courte journée. Choisissez une levada plate proche de la ville, un tronçon de la Levada dos Tornos au-dessus de Funchal, par exemple, une marche plate de deux heures avec cafés en chemin. Ou, si le temps au Jour 1 était mauvais et vous avez survolé le détail, refaites Balcões correctement. L’après-midi est pour un déjeuner tranquille à Funchal et une dégustation dans un chai, ni l’un ni l’autre ne sollicitant vos genoux.
Réorganisation selon météo
Les montagnes et la côte nord de Madère peuvent être embrumées pendant que Funchal baigne dans le soleil. Ne vous engagez pas sur l’ordre des jours avant d’avoir vu une prévision sur plusieurs jours, et réorganisez librement selon ces règles :
- Jour 5, la traversée, nécessite un haut massif dégagé. C’est la marche à déplacer en priorité. Si les sommets sont annoncés dégagés lors de ce qui serait le Jour 3, déplacez la traversée là et repoussez tout.
- Jour 4, São Lourenço, nécessite peu de vent plus que du soleil. Évitez-le un jour avec fortes rafales même si le ciel est bleu.
- Jours 2 et 3, les levadas, tolèrent bien les nuages et la pluie légère, la canopée forestière vous abrite, donc utilisez les journées grises pour elles.
- Jour 1 et Jour 6 sont des tampons flexibles. Glissez-les dans ce qui reste.
Le principe simple : dépensez votre journée la plus claire pour la traversée, votre journée la plus venteuse en intérieur ou sur une levada, et votre journée la plus humide dans la forêt de lauriers où cela compte le moins.
Coûts en un coup d’œil
Estimation approximative par personne à un niveau moyen gamme, vols exclus.
| Poste | Par personne |
|---|---|
| Hébergement, 6 nuits milieu de gamme | 420 € à 780 € |
| Voiture de location, 6 jours (divisé/personne) | 150 € à 280 € |
| Carburant et péages | 40 € à 65 € |
| Navette départ, transfert traversée ou taxi | 40 € à 110 € |
| Une marche guidée, optionnelle | 0 € à 80 € |
| Repas au restaurant | 240 € à 390 € |
| Cafés, en-cas, boissons | 70 € à 130 € |
| Total par personne (estimation) | 960 € à 1 835 € |
Variantes
Ajoutez un guide pour les jours difficiles. Si vous préférez ne pas organiser le transfert de la traversée ou le parking de Rabaçal vous-même, réservez les versions guidées du Jour 2 et Jour 5. Cela augmente le coût et supprime la logistique.
Remplacez par du canyoning. Pour les marcheurs qui aiment aussi une journée corde mouillée, remplacez la marche de récupération du Jour 6 par du canyoning dans l’un des ravins des hauts plateaux. Ce n’est pas un repos, donc faites-le seulement si vos jambes vont bien.
Une semaine plus douce. Coupez la traversée du Jour 5, remplacez-la par une seconde levada à niveau facile à moyen, et la semaine perd son jour difficile sans perdre son caractère. C’est proche de l’itinéraire relaxé, qui va plus loin dans la même direction.
Étirez sur une semaine. Avec un septième jour, ajoutez un jour de repos à Funchal ou une sortie observation des baleines, qui ne sollicite pas les jambes fatiguées.
Pour les descriptions de sentiers et conditions actuelles, voir le catalogue d’activités et la vue d’ensemble des régions.